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- 23 novembre 2021
Par Josée Boudreau, réd. a.
Auteure du Guide impertinent du rédacteur (Éditions Au carré)
Tout le monde s’accorde pour le dire : la maîtrise du français est catastrophique dans l’enseignement supérieur au Québec. Cette situation ne mérite aucun débat tant elle fait consensus, n’est-ce pas? Et si ce consensus était toujours étayé par des preuves anecdotiques? Des témoignages de professeurs las qui ne sont peut-être pas eux-mêmes les mieux outillés pour se prononcer?
Où se profile un profil…
Je vais vous confier un secret : je fais tout dans le désordre. Est-ce en raison d’une touche d’anticonformisme, d’une mutation génétique? Probablement les deux, mais le résultat est que les grands événements de ma vie suivent un ordre chronologique différent du vôtre.
C’est donc sans surprise de ma part que la SQRP m’a commandé une réflexion sur la qualité du français dans l’enseignement supérieur quelques semaines avant la conclusion attendue du diagnostic demandé par la ministre Danielle McCann à un comité d’experts.
La voici. Mais avant, un retour en arrière…
À l’âge de 45 ans, j’ai fait mon entrée au cégep – pour la première fois – après l’obtention de trois diplômes universitaires.
Un soir de janvier 2015, j’ai donc franchi la porte d’une salle de cours, où l’enseignante avait ouvert la première page de sa présentation à l’écran : ÉTUDE DU PROFILE. Sous ce titre, la silhouette d’une statue vue de côté laissait peu de place à l’interprétation. Il s’agissait bien du nom, pas du verbe.
Tout le long de la présentation, le fond m’échappait tant la forme me faisait grincer des dents. D’une diapositive à l’autre, les graphies PROFILE et PROFIL alternaient. Cette alternance du nom et du verbe indiquait une désinvolture, une négligence plutôt qu’une erreur de bonne foi. Sans oublier les nombreuses autres erreurs de grammaire, de syntaxe et, comme on pouvait s’y attendre, de typographie. Manifestement, ce document PowerPoint n’avait pas fait l’objet d’une révision attentive.
En tant que rédactrice agréée polie et aguerrie, j’ai adopté le même « profil » que pour la cinquantaine de cours universitaires auxquels j’ai assisté : muette tant que mon avis n’est pas requis. Cette attitude m’a évité bien des conflits, car la situation s’est répétée encore et encore, tout au long de ce parcours collégial de cinq années.
Au fil des années, des enseignants découvrant mon métier ont même pris l’habitude de me consulter subtilement, me demandant de jeter un œil sur une présentation pendant la pause avant sa projection, par exemple.
Que doit-on en déduire?
Comme vous, je vois des erreurs partout : sur les réseaux sociaux, dans les sites de nouvelles, mais aussi dans les travaux universitaires que je corrige et la production de mes collègues en communication. Que doit-on en déduire? Les erreurs sont-elles une expérience indissociable de l’acte d’écrire? J’y répondrai par une autre question : doit-on être un cordon bleu pour obtenir le privilège d’allumer l’élément d’une cuisinière?
Doit-on se surprendre alors que l’écriture fasse l’objet d’une branche professionnelle qui en assure la qualité? Est-il anormal que les rédactrices et rédacteurs professionnels reconnus par la SQRP se démarquent par des services de rédaction et de révision jugés supérieurs? Pas du tout, car c’est un service essentiel. N’y a-t-il pas des ingénieurs et des architectes qui apposent leur sceau final sur tout chantier d’envergure?
Et si ces supposées lacunes de l’enseignement supérieur représentaient plutôt le symptôme d’un autre déséquilibre : celui engendré par le fait d’occulter la rédaction professionnelle? On déplore les erreurs d’orthographe, de syntaxe, les difficultés à lire un texte et à bien en comprendre le sens. Mais où sont les aptitudes rédactionnelles? Qui enseigne à nos étudiants et étudiantes l’art de savoir adapter leurs écrits, en tenant compte du contexte, du public cible?
Heureusement, il existe une profession vouée à la rédaction professionnelle. Ces étudiants et étudiantes pourront ainsi faire appel à ces rédactrices et rédacteurs et à leurs compétences complémentaires aux leurs lorsqu’ils occuperont des emplois sur le marché du travail.
Ce diagnostic posé par le ministère de l’Enseignement supérieur nous permettra, certes, de confirmer ou d’infirmer cette impression jusqu’à maintenant passablement subjective sur la maîtrise du français dans nos cégeps et nos universités. Les correctifs nécessaires, le cas échéant, gagneront ensuite à toucher tous les échelons, tant du côté du corps étudiant que de ceux et celles qui leur enseignent. Il n’y aurait certainement aucun mal à resserrer les exigences, ne serait-ce que pour le seul caractère formateur de l’apprentissage des règles de grammaire.
Mais, si possible, profitons de cette analyse pour revoir le rôle trop souvent négligé – voire oublié – de la rédaction professionnelle, cette expertise pourtant fort précieuse dans notre société qui s’acquiert au prix de nombreux efforts et années de travail acharné.
- 15 novembre 2021
INVITATION À TOUS LES MEMBRES
L’équipe de la SQRP a le grand plaisir de convier ses membres à son premier événement en personne depuis le début de la pandémie! Il s’agira à la fois du cocktail de Noël et de la cérémonie de remise des titres d’agrément aux cohortes 2020 et 2021. Rejoignez vos collègues dans le décor raffiné du restaurant Le Cercle, avec sa terrasse donnant sur le mont Royal, l’Université de Montréal et l’oratoire Saint-Joseph.
- Quand : jeudi 9 décembre 2021
- Heure : 18 h (formule cocktail assis)
- Où : restaurant Le Cercle de HEC Montréal
3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, 6e étage (accessible par les ascenseurs sud) - Transport : station de métro Université de Montréal,
stationnement payant au 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine
Les personnes ne pouvant se présenter pourront participer à l’événement par Zoom.
Le passeport vaccinal sera exigé et un couvre-visage devra être porté durant vos déplacements entre les tables.
Au plaisir de vous accueillir à cette occasion!
Merci de vous inscrire (en présence ou sur Zoom) au plus tard le vendredi 3 décembre 2021. M’INSCRIRE
- 21 octobre 2021
Par Josée Boudreau, réd. a.
Quelles sont les qualités d’une bonne rédactrice ou d’un bon rédacteur? C’est sur ce thème qu’une vingtaine de membres de la SQRP se sont exprimés lors du 5 à 7 virtuel des « réd. a. » tenu le 14 septembre dernier.
Sans surprise, il existe autant de réponses que de rédacteurs et de rédactrices… et toutes sont pertinentes! Ouvrant la porte aux anecdotes et aux confidences, cette question a généré des échanges animés et inspirants entre les personnes participantes.
Celles-ci ont commencé par mentionner les deux grands classiques de notre métier que sont la curiosité et l’écoute. Elles ont également mentionné la nécessité de rédiger lisiblement, de poser les bonnes questions aux mandataires et de se projeter dans la peau autant des clients que des destinataires. Ajoutons à cela une bonne culture générale, indispensable pour bien écrire.
Cette énumération terminée, nos collègues ont poussé leurs réflexions un peu plus loin par de surprenantes, mais réalistes affirmations : être capable de livrer un bon travail même lorsque l’envie n’y est pas et respecter scrupuleusement les échéanciers. Il nous faut aussi tenir compte des réalités de l’époque, en écrivant d’abord et avant tout pour un destinataire qui lira le texte sur son téléphone en traversant la rue!
Même virtuels, ces échanges tenus dans le cadre des 5 à 7 de la SQRP sont toujours chaleureux et intéressants. Ils poursuivent bien la mission de notre association, qui est d’offrir un espace où les rédacteurs et les rédactrices peuvent discuter, s’encourager et s’entraider!
DIX QUALITÉS POUR BIEN RÉDIGER
- Poser de bonnes questions.
- Savoir bien écouter.
- Démontrer de la curiosité.
- Avoir une bonne culture générale.
- Conserver un style simple.
- Se mettre dans la peau des personnes ciblées.
- Livrer un bon travail… même lorsque l’envie n’y est pas.
- Respecter scrupuleusement les échéanciers.
- Écrire pour des gens qui lisent en diagonale.
Et, si l’on n’est pas encore « réd. a. », se présenter au prochain examen d’agrément de la SQRP!
- 21 octobre 2021
Une bonne nouvelle pour les rédactrices et rédacteurs! La version 11 du logiciel d’aide à la rédaction Antidote, lancée à l’occasion du 25e anniversaire de sa créatrice, la firme Druide informatique, fait place à de nombreuses améliorations.
Antidote 11 offre une interface entièrement redessinée, un correcteur plus précis et plus puissant, de nombreux ajouts aux dictionnaires, dont 3000 mots et 30 000 synonymes, de même qu’un dictionnaire de rimes. Le logiciel inclut aussi un moteur de correction neuronal, créé grâce à l’apprentissage profond. Découvrez les nouveautés.
Pour un tour d’horizon de la 11e édition d’Antidote, jetez un coup d’œil aux liens suivants :
– Lʼapprentissage profond au service dʼAntidote 11
– Antidote Mobile fortement augmenté
– Antidote Web profondément transformé
Afin de souligner son quart de siècle, Druide a, de plus, réalisé une vidéo qui présente, entre autres, un résumé des nombreuses fonctionnalités, les versions successives d’Antidote depuis sa création et, enfin, des témoignages des membres de l’équipe ainsi que d’utilisatrices et d’utilisateurs. Voir la vidéo.
Notre association est fière de mentionner qu’une de ses membres, Roxanne Boucher, réd. a., a participé à l’élaboration d’Antidote 11, en tant que rédactrice-conceptrice chez Druide. Félicitations, Roxanne!
La SQRP est heureuse de souligner le lancement d’Antidote 11, qui devrait satisfaire les attentes des rédactrices et des rédacteurs à la recherche de produits performants pour améliorer la qualité de leurs textes.
Bon 25e anniversaire et longue vie à Antidote!
- 31 mai 2021
Responsable du certificat et du microprogramme en rédaction professionnelle à la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, Robert Maltais figure parmi les amis les plus fidèles de la Société québécoise de la rédaction professionnelle.
Sa contribution à la reconnaissance de la profession au fil des ans fut exceptionnelle. Ce journaliste chevronné estimait le métier de rédacteur et de rédactrice. Il ne manquait pas une occasion de présenter la SQRP à ses étudiants et étudiantes lors de différentes activités.
Robert prend sa retraite dans les prochaines semaines. Nous le félicitons pour une carrière bien remplie et le remercions pour son excellente collaboration. C’est notamment grâce à lui si nous avons pu profiter gratuitement, pendant plusieurs années, des locaux de l’Université de Montréal pour tenir des réunions du conseil d’administration et des assemblées générales annuelles.
La SQRP lui souhaite une retraite empreinte de douceur et de projets stimulants.
- 27 avril 2021
L’examen d’agrément de la SQRP, qui devait avoir lieu le 1er mai 2021, est reporté au 2 octobre 2021.
Dans le contexte de la pandémie de la COVID-19 et des directives de la Santé publique, la SQRP a choisi de reporter à nouveau son examen d’agrément 2021 à l’automne.
L’examen ne peut, en effet, se tenir en mode virtuel.
Voici les dates à retenir :
- Mardi 14 septembre 2021 : Date limite pour l’envoi du dossier de candidature.
- Samedi 2 octobre 2021 : Examen d’agrément, en salle, à Montréal.
Vous songez depuis quelque temps à devenir rédacteur agréé ou rédactrice agréée? Lancez-vous en 2021! Pour en savoir davantage dès maintenant, visitez la page suivante : En 2021, démarquez-vous.